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je suis en cdi et je veux creer mon entreprise

Je suis en CDI : la méthode pour créer mon entreprise sereinement

Osez l’aventure entrepreneuriale

  • Le modèle hybride assure un équilibre parfait entre sécurité et passion : les revenus salariés stables facilitent grandement les futurs emprunts bancaires.
  • La vigilance contractuelle constitue le socle d’une transition sereine : le décryptage rigoureux des clauses de loyauté évite tout faux pas juridique fâcheux.
  • Les aides publiques soutiennent concrètement ce nouveau projet : la rupture conventionnelle garantit un filet de sécurité financier indispensable pour se lancer.

Vingt-cinq pour cent des actifs français souhaitent créer leur entreprise tout en conservant leur contrat actuel. Ce modèle hybride rassure les banques et protège le niveau de vie de votre foyer. Vous pouvez bâtir votre projet sans démissionner brutalement grâce à des dispositifs légaux qui sécurisent votre transition professionnelle.

Le cadre juridique pour concilier une activité salariée et un projet entrepreneurial

Votre contrat de travail définit les limites de votre liberté de création dès votre premier jour en poste. Les employeurs protègent souvent leurs intérêts par des paragraphes spécifiques que vous devez impérativement décrypter. Une lecture attentive évite des sanctions disciplinaires ou des poursuites judiciaires qui ruineraient votre nouveau départ.

Les clauses de non-concurrence et de loyauté inscrites dans le contrat de travail

L’obligation de loyauté lie chaque employé à son entreprise même en l’absence de mention écrite explicite. Vous ne pouvez pas détourner les clients de votre patron pour alimenter votre future structure personnelle. Cette règle de bon sens s’applique durant toute l’exécution de votre contrat et demande une discrétion totale sur vos ambitions.

1/ La non-concurrence : elle s’active uniquement après votre départ physique des effectifs de la société. Cette clause doit comporter une zone géographique précise et une contrepartie financière pour rester légale.2/ L’exclusivité : elle interdit théoriquement d’exercer une seconde activité professionnelle en parallèle de votre CDI. Le Code du travail autorise cependant la suspension de cette clause durant un an pour faciliter les lancements d’entreprises.

La gestion du temps via le travail à temps partiel pour tester son concept

Le passage à temps partiel offre des journées précieuses pour rencontrer vos futurs clients sans sacrifier votre sécurité. Vous conservez une partie de votre salaire fixe tout en allégeant votre charge mentale hebdomadaire. Les salariés demandent cet aménagement par courrier recommandé en respectant un délai de prévenance de deux mois minimum.

Option de cumul Avantages principaux Inconvénients majeurs Risque financier
Le cumul total Sécurité financière maximale et maintien de tous les avantages sociaux. Charge de travail très importante et risque élevé de fatigue extrême. Nul
Le temps partiel Équilibre entre revenus stables et temps disponible pour le projet. Baisse proportionnelle du salaire et accord nécessaire de l’employeur. Modéré
Congé création Garantie de retrouver son poste en cas d’échec du projet. Absence totale de rémunération pendant toute la durée du congé. Élevé
Portage salarial Autonomie totale avec le statut protecteur du salariat classique. Frais de gestion importants prélevés sur votre chiffre d’affaires. Faible

Le succès de votre phase de test valide souvent la nécessité de quitter définitivement le salariat. Vous devez alors préparer votre sortie pour maximiser les aides financières disponibles auprès des organismes publics. Cette étape demande de la diplomatie pour obtenir les meilleures conditions de départ possibles.

Les stratégies de départ sécurisé pour bénéficier des aides au financement

Le départ de l’entreprise ne doit jamais se faire sur un coup de tête ou sans filet. Plusieurs leviers juridiques permettent de quitter votre CDI en conservant un revenu de substitution indispensable au démarrage. Votre capacité à négocier ou à monter un dossier solide déterminera la pérennité de votre future société.

La rupture conventionnelle comme levier principal pour obtenir les allocations

La rupture conventionnelle est souvent perçue comme un droit alors qu’elle reste une faveur de votre employeur. Ce mode de séparation amiable ouvre les droits aux allocations de retour à l’emploi versées par France Travail. Vous percevez ainsi une aide financière mensuelle qui remplace votre salaire pendant que vous développez votre clientèle.

L’indemnité légale de rupture s’ajoute à vos allocations pour constituer un capital de départ non négligeable. Les dirigeants acceptent plus facilement cette solution si vous garantissez une passation de dossiers fluide et sans heurts. Une négociation réussie repose sur un argumentaire qui montre que votre projet ne fait pas d’ombre à l’entreprise actuelle.

Le dispositif spécifique de la démission pour reconversion professionnelle

Les salariés totalisant cinq ans d’ancienneté continue peuvent désormais démissionner sans perdre leurs droits au chômage. Cette procédure exige une rigueur administrative extrême car vous devez obtenir l’aval d’une commission paritaire. Votre projet doit présenter un caractère réel et sérieux pour être validé par les experts régionaux.

1/ Le conseil en évolution : le salarié contacte obligatoirement un conseiller spécialisé avant toute démission effective.2/ La commission paritaire : elle examine la viabilité économique de votre future entreprise pour autoriser l’indemnisation.3/ L’inscription France Travail : le créateur dispose de six mois après l’accord pour lancer ses démarches officielles.

Dispositif de sortie Conditions de réussite Accompagnement requis Délai moyen
La rupture conventionnelle Accord mutuel signé entre l’employeur et le salarié entrepreneur. Négociation directe avec la direction ou les ressources humaines. 2 mois
La démission reconversion Ancienneté de cinq ans et projet validé par la commission régionale. Suivi obligatoire par un conseiller en évolution professionnelle. 4 à 6 mois
Le départ volontaire Liberté d’action totale sans compte à rendre à l’administration. Auto-financement complet du projet sur ses fonds propres. Immédiat

L’entrepreneur avisé jongle avec ces dispositifs pour minimiser le stress lié à la perte de son salaire mensuel. Cette préparation minutieuse transforme une aventure risquée en une transition fluide vers une nouvelle vie professionnelle. Vous avez désormais les cartes en main pour quitter votre bureau et prendre les commandes de votre propre destin.

Informations complémentaires

Puis-je toucher le chômage si je crée mon entreprise ?

On en a tous rêvé devant la machine à café, lancer ce fameux projet qui nous tient à cœur. Bonne nouvelle, le saut dans le vide est moins effrayant qu’il n’y paraît ! Dans le cadre d’une création ou d’une reprise d’entreprise, il est tout à fait possible de conserver son allocation de retour à l’emploi, la fameuse ARE. C’est un filet de sécurité précieux pour éviter de trop stresser sur les fins de mois au démarrage. Bien sûr, il faut respecter certaines conditions administratives, car on connaît la chanson avec les dossiers, mais c’est une opportunité royale pour se concentrer sur son business plan sans pression immédiate. Prêts pour l’aventure ?

Puis-je être en CDI et auto-entrepreneur ?

Vouloir le beurre et l’argent du beurre, c’est humain, non ? Cumuler un poste en CDI avec une activité d’auto, entrepreneur est une excellente manière de tester une idée sans tout risquer. Cependant, attention aux petites lignes de votre contrat de travail ! Parfois, une clause d’exclusivité ou des restrictions dans la convention collective peuvent bloquer vos envies d’indépendance. Il faut s’assurer que l’employeur n’y voit pas d’objection légale. Si le feu est vert, c’est le moment idéal pour monter en compétences le soir et arrondir ses fins de mois sans perdre sa sécurité financière habituelle. On relève le défi ensemble ?

Puis-je être salarié et créer mon entreprise ?

Le cumul des mandats, version bureau ! On peut tout à fait être salarié et porter sa casquette de micro, entrepreneur, à condition de jouer cartes sur table. La règle d’or est simple, ne jamais faire de concurrence déloyale à son entreprise actuelle. Votre nouvelle activité ne doit pas marcher sur les plates, bandes de votre employeur ni utiliser ses outils secrets. C’est une question de loyauté et de bon sens. Une fois cette base saine établie, vous avez le champ libre pour développer votre projet au fil de l’eau, sans sacrifier votre sécurité actuelle. C’est stimulant, fatiguant, mais tellement gratifiant, vous ne trouvez pas ?

Comment puis-je quitter mon CDI pour ouvrir mon entreprise ?

Quitter son bureau pour de bon, c’est une étape qui file les jetons et donne des ailes ! Pour passer du CDI à un statut d’auto, entrepreneur, deux voies existent, la rupture conventionnelle ou en démissionnant. Si vous choisissez de partir pour créer ou reprendre une entreprise, un passage obligé s’impose, consulter un conseiller en évolution professionnelle, le CEP. C’est la condition sine qua non pour espérer percevoir vos allocations chômage par la suite. C’est un peu comme préparer une expédition en montagne, on ne part pas sans boussole ni guide. Alors, on passe la seconde et on lance ce projet ?

Louis Disert

Entrepreneur aguerri et passionné par le monde des affaires, Louis Disert décrypte les enjeux de la communication, de la finance et du management pour aider les professionnels à atteindre leurs objectifs. À travers son blog, il partage également son expérience de la vie d’entrepreneur, en offrant des conseils pratiques sur les aspects législatifs et les défis du quotidien. Son expertise et sa vision pragmatique en font un guide précieux pour ceux qui souhaitent exceller dans leur parcours entrepreneurial.