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La loi de finances pour 2006 a été définitivement adoptée
le 20 décembre. Le texte prévoit notamment une réforme
majeure de l'impôt sur le revenu qui comporte
initialement trois dispositifs :
- l'instauration
d'un "bouclier fiscal" applicable dès 2006
(il concerne donc l'impôt qui sera recouvré sur les
revenus de 2005),
- une
refonte du barème de l'IR appliquée à compter des
revenus perçus en 2006,
- un
plafonnement des avantages fiscaux applicable à
compter de l'imposition des revenus de 2006.
Le
Conseil constitutionnel a cependant censuré l'article 78
de la loi qui instaure ce plafonnement des "niches
fiscales". Cette mesure est donc retirée du texte de
loi mais les deux autres sont maintenues.
Par
ailleurs, la loi de finances rectificative pour 2005 a été adoptée le 22 décembre, et la loi de financement de la Sécurité
sociale pour 2006 promulguée au Journal officiel du 20 décembre.
Plafonnement
des avantages fiscaux
Mesure censurée par le Conseil constitutionnel.
L'article 78 est retiré de la loi de finances.
À titre d'information, le principe de la disposition est
exposé ci-dessous.
Afin
d'éviter que le cumul d'avantages fiscaux ne réduise
trop la progressivité de l'impôt sur le revenu, le texte
de loi prévoyait de plafonner globalement certains
avantages fiscaux. L'avantage global en impôt ne devait
ainsi pas excéder 8 000 € par foyer, majorés
:
- de
1 000 € par enfant à charge,
- et
de 5 000 € en présence d'au moins une personne
handicapée au sein du foyer.
Le
mécanisme de plafonnement devait s'appliquer à compter
de l'imposition des revenus de 2006 mais n'avait aucun
caractère rétroactif. Les avantages fiscaux étalés sur
plusieurs années et portant sur des investissements antérieurs
au 01.01.06 n'étaient pas concernés par ces
dispositions.
Remarque
: les investissements dans les DOM-TOM étaient expressément
exclus du champ d'application du plafonnement. Mais cet
avantage particulier devait faire l'objet d'un rapport d'évaluation.
Vous
trouverez ci-dessous une synthèse des principales mesures
adoptées.
Impôt
sur le revenu : refonte du barême
À
compter de l'imposition des revenus de 2006, le barême
est profondément modifié :
- le
nombre de tranches est réduit de 7 à 5,
- et
l'abattement de 20 % applicable aux traitements et
salaires, aux pensions et aux bénéfices des adhérents
des centres et associations de gestion agréés est
supprimé et intégré dans le barème. Les taux de
chaque tranche sont réduits en conséquence (voir
tableau ci-dessous).
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Tranches
en euros
|
Taux
d'imposition
|
|
Jusqu'à 5 515 €
De 5 515 à 11 000 €
De 11 000 à 24 432 €
De 24 432 à 65 500 €
Au-delà de 65 500 €
|
0
%
5,5 %
14 %
30 %
40 %
|
Exemples
de mesures correctrices :
- Suppression
de la déduction forfaitaire normale sur les revenus
fonciers, abaissement des taux de déduction majorés
sur les revenus fonciers (ex : dans le cadre du
micro-foncier, le taux de la déduction passera à 30 %)
et suppression de la contribution sur les revenus
locatifs,
- abattement
de 50 % applicable aux dividendes réduit à 40 %
- abattements
de 1 220 € (ou 2 440 €)
appliqués aux dividendes relevés à 1 525 €
(ou 3 050 €),
- pensions
alimentaires multipliées par un coefficient de 1,25.
"Le
bouclier fiscal", ou le plafonnement des impôts
directs en fonction du revenu
À
compter des impositions payées en 2006, aucun
contribuable ne peut plus être taxé au-delà de 60 % de
ses revenus au titre des impôts directs (IR, ISF et impôts
locaux) dont il est redevable.
Dans
le cas où cette limite est dépassée, le contribuable se
verra restituer les sommes indûment prélevées.
Ne
sont pas pris en compte : les impôts locaux liés aux résidences
secondaires, la redevance audiovisuelle, La taxe sur les
logements vacants et les prélèvements sociaux (CSG,
CRDS, PS).
- l'instauration
d'un "bouclier fiscal" applicable dès 2006
(il concerne donc l'impôt qui sera recouvré sur les
revenus de 2005),
- une
refonte du barème de l'IR appliquée à compter des
revenus perçus en 2006,
- un
plafonnement des avantages fiscaux applicable à
compter de l'imposition des revenus de 2006.
Le
Conseil constitutionnel a cependant censuré l'article 78
de la loi qui instaure ce plafonnement des "niches
fiscales". Cette mesure est donc retirée du texte de
loi mais les deux autres sont maintenues.
Par
ailleurs, la loi de finances rectificative pour 2005 a été adoptée le 22 décembre, et la loi de financement de la
Sécurité sociale pour 2006 promulguée au Journal
officiel du 20 décembre.
Plafonnement
des avantages fiscaux
Mesure censurée par le Conseil constitutionnel.
L'article 78 est retiré de la loi de finances.
À titre d'information, le principe de la disposition est
exposé ci-dessous.
Afin
d'éviter que le cumul d'avantages fiscaux ne réduise
trop la progressivité de l'impôt sur le revenu, le texte
de loi prévoyait de plafonner globalement certains
avantages fiscaux. L'avantage global en impôt ne devait
ainsi pas excéder 8 000 € par foyer, majorés
:
- de
1 000 € par enfant à charge,
- et
de 5 000 € en présence d'au moins une personne
handicapée au sein du foyer.
Le
mécanisme de plafonnement devait s'appliquer à compter
de l'imposition des revenus de 2006 mais n'avait aucun
caractère rétroactif. Les avantages fiscaux étalés sur
plusieurs années et portant sur des investissements
antérieurs au 01.01.06 n'étaient pas concernés par ces
dispositions.
Remarque
: les investissements dans les DOM-TOM étaient
expressément exclus du champ d'application du
plafonnement. Mais cet avantage particulier devait faire
l'objet d'un rapport d'évaluation.
Vous
trouverez ci-dessous une synthèse des principales mesures
adoptées.
Impôt
sur le revenu : refonte du barême
À
compter de l'imposition des revenus de 2006, le barême
est profondément modifié :
- le
nombre de tranches est réduit de 7 à 5,
- et
l'abattement de 20 % applicable aux traitements et
salaires, aux pensions et aux bénéfices des
adhérents des centres et associations de gestion
agréés est supprimé et intégré dans le barème.
Les taux de chaque tranche sont réduits en
conséquence (voir tableau ci-dessous).
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Tranches
en euros
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Taux
d'imposition
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Jusqu'à 5 515 €
De 5 515 à 11 000 €
De 11 000 à 24 432 €
De 24 432 à 65 500 €
Au-delà de 65 500 €
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0
%
5,5 %
14 %
30 %
40 %
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Exemples
de mesures correctrices :
- Suppression
de la déduction forfaitaire normale sur les revenus
fonciers, abaissement des taux de déduction majorés
sur les revenus fonciers (ex : dans le cadre du
micro-foncier, le taux de la déduction passera à
30 %) et suppression de la contribution sur les
revenus locatifs,
- abattement
de 50 % applicable aux dividendes réduit à 40 %
- abattements
de 1 220 € (ou 2 440 €)
appliqués aux dividendes relevés à
1 525 € (ou 3 050 €),
- pensions
alimentaires multipliées par un coefficient de 1,25.
PEL de plus de 12 ans : imposition des intérêts
À compter du 01.01.2006, les intérêts
acquis à compter du 01.01.2006 sur les plans d'épargne
logement de plus de 12 ans (ou les plans ouverts avant le
01.01.92 dont la durée est échue) sont imposables à
l'impôt sur le revenu au barème progressif ou, sur
option, au prélèvement libératoire forfaitaire (16 %).
Le
contribuable devra opter pour le prélèvement libératoire
avant la date d'inscription en compte des intérêts.
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PEL
et prélèvements sociaux
La loi de
financement de la Sécurité sociale pour
2006 contient une mesure relative aux
modalités de paiement des prélèvements
sociaux (CSG, CRDS, PS) sur les intérêts
des PEL de 10 ans ou plus.
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- l'instauration
d'un "bouclier fiscal" applicable dès 2006
(il concerne donc l'impôt qui sera recouvré sur les
revenus de 2005),
- une
refonte du barème de l'IR appliquée à compter des
revenus perçus en 2006,
- un
plafonnement des avantages fiscaux applicable à
compter de l'imposition des revenus de 2006.
Le
Conseil constitutionnel a cependant censuré l'article 78
de la loi qui instaure ce plafonnement des "niches
fiscales". Cette mesure est donc retirée du texte de
loi mais les deux autres sont maintenues.
Par
ailleurs, la loi de finances rectificative pour 2005 a été adoptée le 22 décembre, et la loi de financement de la Sécurité
sociale pour 2006 promulguée au Journal officiel du 20 décembre.
Plafonnement
des avantages fiscaux
Mesure censurée par le Conseil constitutionnel.
L'article 78 est retiré de la loi de finances.
À titre d'information, le principe de la disposition est
exposé ci-dessous.
Afin
d'éviter que le cumul d'avantages fiscaux ne réduise
trop la progressivité de l'impôt sur le revenu, le texte
de loi prévoyait de plafonner globalement certains
avantages fiscaux. L'avantage global en impôt ne devait
ainsi pas excéder 8 000 € par foyer, majorés
:
- de
1 000 € par enfant à charge,
- et
de 5 000 € en présence d'au moins une personne
handicapée au sein du foyer.
Le
mécanisme de plafonnement devait s'appliquer à compter
de l'imposition des revenus de 2006 mais n'avait aucun
caractère rétroactif. Les avantages fiscaux étalés sur
plusieurs années et portant sur des investissements antérieurs
au 01.01.06 n'étaient pas concernés par ces
dispositions.
Remarque
: les investissements dans les DOM-TOM étaient expressément
exclus du champ d'application du plafonnement. Mais cet
avantage particulier devait faire l'objet d'un rapport d'évaluation.
Vous
trouverez ci-dessous une synthèse des principales mesures
adoptées.
Impôt
sur le revenu : refonte du barême
À
compter de l'imposition des revenus de 2006, le barême
est profondément modifié :
- le
nombre de tranches est réduit de 7 à 5,
- et
l'abattement de 20 % applicable aux traitements et
salaires, aux pensions et aux bénéfices des adhérents
des centres et associations de gestion agréés est
supprimé et intégré dans le barème. Les taux de
chaque tranche sont réduits en conséquence (voir
tableau ci-dessous).
|
Tranches
en euros
|
Taux
d'imposition
|
|
Jusqu'à 5 515 €
De 5 515 à 11 000 €
De 11 000 à 24 432 €
De 24 432 à 65 500 €
Au-delà de 65 500 €
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0
%
5,5 %
14 %
30 %
40 %
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Exemples
de mesures correctrices :
- Suppression
de la déduction forfaitaire normale sur les revenus
fonciers, abaissement des taux de déduction majorés
sur les revenus fonciers (ex : dans le cadre du
micro-foncier, le taux de la déduction passera à 30 %)
et suppression de la contribution sur les revenus
locatifs,
- abattement
de 50 % applicable aux dividendes réduit à 40 %
- abattements
de 1 220 € (ou 2 440 €)
appliqués aux dividendes relevés à 1 525 €
(ou 3 050 €),
- pensions
alimentaires multipliées par un coefficient de 1,25.
Impôt
de solidarité sur la fortune
Les
tranches du barême de l'impôt de solidarité sur la
fortune sont relevées de 1,8 % à compter du 1er
janvier 2006 :
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Fraction
de la valeur nette taxable du patrimoine
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Taux
d'imposition
|
|
N'excédant pas 750 000 €
750 000 - 1 200 000 €
1 200 000 - 2 380 000 €
2 380 000 - 3 730 000 €
3 730 000 - 7 140 000 €
7 140 000 - 15 530 000 €
Supérieure à 15 530 000 €
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0
%
0,55 %
0,75 %
1,00 %
1,30 %
1,65 %
1,80 %
|
Titres
faisant l'objet d'un engagement de conservation
Les
titres de sociétés faisant l'objet d'un engagement
collectif de conservation (6 ans) sont exonérés
partiellement d'ISF. La loi de finances pour 2006 relève
à 75 % (contre 50 % jusqu'à maintenant) à
compter de 2006 le taux de cette exonération.
- l'instauration
d'un "bouclier fiscal" applicable dès 2006
(il concerne donc l'impôt qui sera recouvré sur les
revenus de 2005),
- une
refonte du barème de l'IR appliquée à compter des
revenus perçus en 2006,
- un
plafonnement des avantages fiscaux applicable à
compter de l'imposition des revenus de 2006.
Le
Conseil constitutionnel a cependant censuré l'article 78
de la loi qui instaure ce plafonnement des "niches
fiscales". Cette mesure est donc retirée du texte de
loi mais les deux autres sont maintenues.
Par
ailleurs, la loi de finances rectificative pour 2005 a été adoptée le 22 décembre, et la loi de financement de la
Sécurité sociale pour 2006 promulguée au Journal
officiel du 20 décembre.
Impôt
sur le revenu : refonte du barême
À
compter de l'imposition des revenus de 2006, le barême
est profondément modifié :
- le
nombre de tranches est réduit de 7 à 5,
- et
l'abattement de 20 % applicable aux traitements et
salaires, aux pensions et aux bénéfices des
adhérents des centres et associations de gestion
agréés est supprimé et intégré dans le barème.
Les taux de chaque tranche sont réduits en
conséquence (voir tableau ci-dessous).
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Tranches
en euros
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Taux
d'imposition
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Jusqu'à 5 515 €
De 5 515 à 11 000 €
De 11 000 à 24 432 €
De 24 432 à 65 500 €
Au-delà de 65 500 €
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0
%
5,5 %
14 %
30 %
40 %
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Exemples
de mesures correctrices :
- Suppression
de la déduction forfaitaire normale sur les revenus
fonciers, abaissement des taux de déduction majorés
sur les revenus fonciers (ex : dans le cadre du
micro-foncier, le taux de la déduction passera à
30 %) et suppression de la contribution sur les
revenus locatifs,
- abattement
de 50 % applicable aux dividendes réduit à 40 %
- abattements
de 1 220 € (ou 2 440 €)
appliqués aux dividendes relevés à
1 525 € (ou 3 050 €),
- pensions
alimentaires multipliées par un coefficient de 1,25.
Le dispositif de ROBIEN
Le dispositif ROBIEN, en place depuis le 3 avril
2003, est en cours de modification dans le cadre du projet
de loi portant engagement national pour le logement (qui
contient en outre le futur dispositif BORLOO).
Ce projet de loi a été adopté en première lecture par
le Sénat le 26 novembre 2005, il a été modifié et voté
le 31 janvier 2006 en première lecture par l’Assemblée
Nationale. Il doit dorénavant être voté en deuxième
lecture par le Sénat et par l’Assemblée Nationale et
éventuellement par les commissions mixtes paritaires
avant le vote définitif de la Loi et son entrée en
application.
Concernant le dispositif ROBIEN, les principales
modifications apportées par ce texte, et sous réserve de
son vote en l’état, sont les suivantes :
- L’amortissement des biens serait dorénavant calculé
de la manière suivante : 6 % du prix d’acquisition du
logement pour les sept premières années et 4 % pour les
deux années suivantes soit au total 50 % du prix
d’acquisition du bien.
- Il ne serait plus possible de bénéficier d’un
amortissement du bien au delà des neuf premières années.
Ces nouvelles dispositions ne s’appliqueraient pas aux
logements acquis entre le 1er janvier et le 31 aôut 2006
lorsque la demande de permis de construire de ces
logements a été déposée avant le 1er janvier 2006 et
que leur achèvement est intervenu avant le 1er septembre
2008.
Leur attrait
est donc renforcé avant la mise en place du nouveau cadre
fiscal.
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