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Avantage
fiscal L’un des
avantages fiscaux les plus attractifs du statut de LMP est
la faculté de pouvoir imputer les déficits d’exploitation
sur le revenu global, à condition d’opter pour le régime
du réel ou du réel simplifié.
Les charges déductibles susceptibles de créer un déficit
imputable sont l’ensemble des charges locatives de tout
propriétaire, y compris charges de propriété ou de
copropriété. S’y ajoutent les charges financières liées à
l’acquisition, c’est-à-dire les intérêts d’emprunt et
primes d’assurance liés à l’emprunt, et les éventuels
frais d’étude et de recherche.
Il en est de même des charges découlant du statut de LMP,
telles que les cotisations vieillesse et d’allocation
familiale.
Les dépenses d’entretien et de réparation sont également
prises en compte dans la mesure où elles ont pour objet de
permettre aux occupants l’usage normal de l’immeuble, sans
toutefois en modifier la consistance, l’agencement ou
l’équipement initial.
Attention, si ces dépenses incombaient logiquement au
locataire mais qu'elles sont prises, pour diverses
raisons, en charge par le propriétaire, elles ne sont
alors imputables que sur les seuls revenus fonciers.
Exception à ce principe, elles sont imputables sur le
revenu global dans la mesure ou il s’agit de travaux
nécessaires du fait de la vétusté de l’immeuble, de
travaux engagés avant l’arrivée du locataire, de travaux
prévus expressément dans le contrat de bail.
Option pour
le réel simplifié
Pour plus de
simplification dans les déclarations, on recommande aussi
que le loueur en meublé professionnel opte pour le régime
du réel simplifié.
Ce dernier lui permettra de déduire directement de son
revenu global les déficits occasionnés dans le cadre de
cette activité.
Calcul de
l'amortissement
Les biens liés à la
location peuvent être amortis sur le mode linéaire (vingt
ou vingt-cinq ans pour le logement, cinq ans environ pour
le mobilier).
Toutefois, depuis 1996, l’amortissement ne peut être pris
en compte que dans la mesure où, ajouté aux autres charges
déductibles, il annule les revenus imposables. Il ne peut
donc pas, par lui-même, créer de déficit reportable.
Dans ce cas, le supplément d’amortissement possible mais
non retenu est reporté sur les revenus de même nature des
six années suivantes avec les mêmes restrictions.
Plus-values
Dans le cadre du loueur en
meublé professionnel, l’exonération des plus-values est
acquise dès lors que les recettes brutes locatives
n’excèdent pas 152 449,02 € la dernière année
d'exploitation, après au moins cinq années d’exploitation.
En outre, il est admis que le délai de cinq ans ne soit
pas le délai de détention du bien mais celui de l’activité
de loueur.
Cette exonération s’applique également si l’activité de
loueur est exercée par le biais d’une EURL ou d’une SARL
de famille à la condition express que la société ait opté
pour le régime fiscal des sociétés de personnes.
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