|
Primordial,
le financement des projets de création d’entreprise
n’en demeure pas moins compliqué. L’entrepreneur peut
toutefois compter sur le soutien d‘organismes de
financement spécialisés. Certains de ces organismes
mettent à disposition soit des outils de prêts, soit des
outils dits d’intervention en fonds propres, soit des
outils de garantie.
Au chapitre des outils de prêts, l’on peut
recenser l’Association pour le Droit à l’initiative Économique
(ADIE) qui s’occupe de prêter des fonds et
d’accompagner les créateurs d’entreprises en voie
d’insertion, disposant de peu de ressources
personnelles. Quant au financement des Très Petites
Entreprises, des organismes tels que les Plates Formes
d’initiative Locale (PFIL) permettent, aux
entrepreneurs qui ne disposent pas de garanties matérielles
nécessaires pour l’accès au crédit bancaire
classique, de bénéficier de prêts à taux nuls ou
bonifiés (prêts d’honneur) qui serviront à constituer
l’apport de départ pour l’obtention d’un prêt
classique. Pour des projets plus importants susceptibles
de créer des emplois, le recours au système des banques
solidaires permet la collecte d’une épargne au service
du financement de projet. Ce financement est ouvert aux
demandeurs d’emploi. Enfin, les Comités Locaux pour
l’Emploi des Femmes (CLEFE) subventionnent les
créations d’entreprises montées par des femmes.
Les outils d’intervention en fonds propres
permettent la rencontre entre des investisseurs et des créateurs
d’entreprises. Les Club d’Investisseurs pour une
Gestion Alternative Locale de l’Épargne (CIGALES)
sont des groupes investissant dans des entreprises
locales. Les projets financés doivent cependant obéir le
plus souvent à des critères écologiques et sociaux. On
compte également des associations d’investisseurs comme
le mouvement Love Money qui a pour objectif de réunir des
épargnants/actionnaires autour d’entreprises en création.
Ces mouvements apportent de l’argent mais également un
investissement personnel de temps ou de compétences au
projet concerné. Il existe également des réseaux de
business angels qui mettent en relation des investisseurs
individuels, qui apportent leurs capitaux et leurs compétences,
avec des créateurs d’entreprise. Ce mode de financement
concerne exclusivement des sociétés de capitaux. Ces réseaux
garantissent aux bailleurs de fonds une sélection sérieuse
des projets présentés.
Concernant les outils de garantie, ces derniers ont
pour but de favoriser l’accès au crédit des créateurs
d’entreprises. La SOFARIS est un organisme qui garantit
les prêts accordés par les réseaux bancaires
traditionnels. Le Fonds France Active intervient dans le
cautionnement des prêts bancaires auprès des personnes
n’ayant plus accès au crédit classique comme les chômeurs
ou les allocataires du RMI… De plus, il participe pour
moitié au financement des fonds nécessaires et aide à
la constitution de fonds territoriaux (avec des
partenaires locaux tels que des associations) qui complètent
le financement. D’autres fonds de garantie existent tels
que le FGIF et le FGIE. Le premier favorise l’accès au
crédit bancaires des projets montés par des femmes. Le
second garantit les crédits accordés aux associations
d’aide à la création d’entreprise. Enfin, il existe
les sociétés de cautionnement mutuel qui permettent
l’accès au crédit de leurs adhérents dans des
conditions que ces derniers n’auraient pu obtenir seuls.
Olivier Lipérini ADMEO/CNRS
olipe@netcourrier.com
Nos
experts vous guident et optimisent vos projets :
>>
Besoin
d'un Business
Plan ?
Cliquez
ici !
>> Vous
souhaitez devenir franchisé
?
Cliquez
ici !
>>
Besoin
d'un Conseil en création
d'entreprise ?
Cliquez
ici !
|